J-2 avant la fameuse grève nationale organisée en front commun syndical.

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grève générale

Tous les deux ans, les représentants syndicaux et patronaux négocient un AIP (accord interprofessionnel). Chaque AIP détermine notamment la marge maximale pour d’éventuelles augmentations de salaires. Cette année, les autorités et le patronat proposent un maximum de 0,4%… Autant dire rien du tout. On vous renvoie à l’article plus complet que nous avons publié sur le sujet : https://www.ruptureetrenouveau.be/2021/02/10/aip-hausses-salariales-de-maximum-04-pour-2021-2022/.

Les travailleurs payent le prix fort de la crise et les attaques à leur encontre se multiplient. Pour bon nombre d’entre eux, la coupe est pleine (quelques témoignages de terrain qui l’illustrent : https://www.ruptureetrenouveau.be/2021/02/22/la-paroles-aux-ouvriers-dusines/). Les directions syndicales s’en rendent compte; d’où, après des mois d’absence, cette journée de grève nationale. Nous y prendrons évidemment part. Deux remarques néanmoins. Premièrement, une action one-shot sans lendemain est insuffisante. Deuxièmement, la FGTB appelle à faire grève tout en restant chez soi car c’est la « meilleure façon de se protéger et de protéger les autres contre le coronavirus » (https://www.facebook.com/syndicatFGTB/photos/a.305175359525580/3869262283116852/). Comme dit dans les témoignages ci-dessus, « si on lutte, on lutte » ; pour de vrai. Or c’est impossible en restant chez soi. Toute lutte conséquente – impliquant une concentration importante d’individus et une foule de contacts sociaux – se heurte par hypothèse aux normes de distanciation sociale et de confinement. Subordonner la lutte à ces normes revient en fait à y renoncer platement, donc à réduire toute revendication à des paroles en l’air… et à livrer les travailleurs au capital.

C’est aujourd’hui, sans attendre les « jours meilleurs », qu’il faut mener le combat. Lui seul peut payer.

Lundi, tous sur les piquets pour réclamer entre autres :

  • L’abolition de la loi de 1996 sur la compétitivité des entreprises qui ne profite qu’au patronat ;
  • L’augmentation du salaire minimum à 14 € de l’heure (2.300 bruts par mois) avec liaison automatique au coût de la vie.

Notre programme complet : https://www.ruptureetrenouveau.be/notre-vision-notre-programme/

Pour nous rejoindre : https://www.ruptureetrenouveau.be/nous-rejoindre/