Qui sommes-nous ?

I. Quelles sont les perspectives à long terme de Rupture & Renouveau ?

A.         Renverser le système capitaliste

Tout d’abord, Rupture & Renouveau, qui a été fondé en mars 2019 à la suite des mouvements sociaux (dont celui des Gilets jaunes) en cours à l’époque, se distingue des partis et groupes politiques « radicaux » ou de « gauche radicale » en ce qu’il s’attaque aux problèmes à leur racine. Ces partis et groupes « radicaux » ou de « gauche radicale » tendent, en fin de compte, à adoucir le capitalisme plutôt qu’à le renverser. La plupart du temps, ils se focalisent sur la question de la redistribution, en aval, et ignorent celle de la production, en amont. Ils ne vont pas à la racine des problèmes ; ils ne remettent pas en cause le système capitaliste lui-même ou s’imaginent pouvoir le changer à coups de réformes, sans révolution.

Nous pensons qu’il faut renverser le système capitaliste. Comment ?

Dans chaque pays, la classe capitaliste, qui est la classe dominante, dispose d’un État. De manière générale, l’État, c’est un appareil (une machine) coercitif au service de la classe dominante ayant pour but de sauvegarder le régime économique existant et de réprimer la résistance de ses adversaires de classe. Dans le capitalisme, l’État vise à assurer la suprématie, la domination, de la classe capitaliste dans la société. Le contrôle de la classe capitaliste sur l’État s’effectue de mille et une manières : par la corruption directe et indirecte, le lobbying, l’influence via les médias de masse, l’entrelacement entre le monde économique et le monde politique, etc., etc. Il est en outre à noter que l’influence qu’exerce la classe capitaliste pour asseoir sa suprématie va au-delà de l’État ; elle s’étend à tous les pans de la société : culture, éducation, idéologie…

D’une part, le système capitaliste, en opprimant, exploitant, broyant les masses ouvrières et laborieuses est intrinsèquement violent. D’autre part, la classe capitaliste met tout en œuvre pour, au moyen de son État et de toutes les ficelles qu’elle tient (médias, lobbies, etc.), étouffer toute opposition, toute résistance, toute lutte à son encontre. Elle sait du reste que, quand c’est possible, il est préférable pour elle de procéder de manière non violente et silencieuse. Ceci étant, au-delà de certaines limites, quand la résistance à laquelle elle fait face devient trop gênante et que la voie pacifique ne peut fonctionner de manière suffisamment efficace ou satisfaisante, elle use de toute la violence nécessaire et peut même, si besoin, invoquer les forces politiques les plus réactionnaires, les plus brutales (on pense aux forces fascistes) pour y mettre fin.

Ainsi, et l’histoire l’a démontré à maintes reprises, la voie pacifique est à exclure ; seule une révolution sociale permettra de renverser le système. Cette révolution, pour être victorieuse, devra être dirigée par la classe ouvrière, la seule classe véritablement révolutionnaire.

B. Construire une société nouvelle, communiste, se développant harmonieusement

La construction de cette société doit passer par deux étapes : la première, le socialisme, est une transition vers l’étape supérieure, le communisme.

1. Première étape, transitoire : le socialisme

En résumé :

  • On arrache des mains des capitalistes tous les leviers économiques (la finance, les banques, l’industrie, le commerce…) pour mettre fin à leur domination économique. Ces leviers reviennent à la collectivité.
  • L’exploitation de l’homme par l’homme est supprimée et fait place à des rapports de collaboration fraternelle et d’entraide.
  • L’anarchie qui règne dans la production capitaliste (et qui mène aux crises économiques) est remplacée par la planification scientifique de l’économie. Les crises économiques ont disparu.
  • Le système économique n’est plus soumis à l’appétit des capitalistes, à leur poursuite des profits ; il vise tout entier à répondre aux besoins matériels et culturels du peuple et aux nécessités environnementales.  
  • Les biens matériels sont répartis en fonction de la quantité et de la qualité du travail fourni par les travailleurs. Autrement dit, à travail égal, salaire égal, indépendamment du sexe, de l’âge, de l’ethnie ou de la nationalité. Chacun travaille selon ses capacités et chacun a droit au travail (le chômage n’existe plus). Il faut noter qu’il subsiste des différences, équitables, de rémunération entre le travail simple et qualifié, les travaux plus ou moins pénibles, etc. On est donc loin du mythe du nivellement grossier selon lequel, pour les communistes, tout le monde devrait gagner la même chose. 
  • Subsistent la production marchande, l’argent et la loi de la valeur. Cependant, leur sphère d’action est strictement limitée grâce à la propriété collective des moyens de production et à la planification scientifique de l’économie. C’est dans l’étape suivante, communiste, que la production marchande, l’argent, l’échange de marchandises et donc la loi de la valeur, disparaissent. 

Résultat: une société se développant harmonieusement, dans l’intérêt de tous.

Insistons sur le point suivant : seul le socialisme – au sein duquel les leviers économiques sont arrachés aux capitalistes et collectivisés et au sein duquel l’économie et planifiée scientifiquement –, seul le socialisme permettra de résoudre la grave crise écologique à laquelle l’humanité est aujourd’hui confrontée et qui est le résultat de l’anarchie du capitalisme.

Attention : pour protéger la société nouvelle, il faudra un État… Mais pas un État au service d’une classe exploiteuse : un État prolétarien, c’est-à-dire de la classe ouvrière. Le but est, à terme, de ne plus en avoir besoin mais il sera dans un premier temps nécessaire à des fins de transition. En effet, après avoir été renversés dans un pays, les capitalistes déchus se coaliseront avec les pays et forces capitalistes étrangers et mettront tout en œuvre pour récupérer le pouvoir qui leur aura été ravi. Leur résistance sera aussi acharnée que désespérée. L’État ouvrier visera à écraser cette résistance, empêcher la restauration du capitalisme et permettre la construction de la société socialiste. Cette transition vers le communisme, Marx et Engels l’ont appelée « dictature du prolétariat ». Ces mots, qui peuvent en effrayer certains, signifient que le prolétariat use de la force et de la violence révolutionnaires contre les forces capitalistes et leurs appuis et établit sa domination politique pour créer la société nouvelle. En réalité, c’est un État reconnaissant la domination de la majorité sur la minorité, c’est-à-dire une démocratie…alors que ce qu’on appelle aujourd’hui « démocratie » n’est rien d’autre que la domination de la minorité capitaliste. Par ailleurs, il faut garder à l’esprit le fait que si de la violence révolutionnaire est employée dans la phase de transition, celle-ci ne se limite pas à cela: elle recouvre aussi du travail pacifique (l’œuvre constructrice, le travail culturel et d’organisation…).

2. Deuxième étape : le communisme

En résumé :

  • Comme dans la première phrase, les leviers économiques sont la propriété de la collectivité.
  • Comme dans la première phase, l’économie est planifiée scientifiquement.
  • Les classes sociales et l’État (devenu inutile) disparaissent. Il n’y a plus de pouvoir d’État mais une administration des choses par les citoyens agissant sous la forme d’une association libre.
  • Les classes sociales et l’État (devenu inutile) ont disparu ; les travailleurs s’administrent eux-mêmes et agissent sous la forme d’une association libre.
  • L’opposition entre la ville et la campagne a disparu.
  • Les produits ne sont plus répartis par l’échange mais de manière directe, selon les besoins de chacun. Il n’y a plus d’argent, plus de marchandises.
  • L’émancipation de l’individu atteint son apogée. 

Le communisme ne peut aboutir qu’au terme d’une relativement longue période de transition qui visera à asseoir la victoire contre les forces capitalistes, éliminer toute possibilité de restauration et faire disparaître les survivances du capitalisme, notamment dans les consciences. Notons que la victoire du socialisme ne pourra être considérée comme définitive que quand il aura triomphé au niveau mondial. Dans un premier temps, il devra être établi dans un ou plusieurs pays. En même temps que ce ou ces pays construiront le socialisme en interne, ils devront créer et renforcer les liens avec les organisations révolutionnaires des autres pays, contribuer à accentuer les unions entre les travailleurs des différents pays, bref, ils devront pousser les peuples des autres pays à faire la révolution et à établir le socialisme.

II. Quel est la base théorique, la ligne idéologique, de Rupture & Renouveau ?

Tout ce qui est indiqué plus haut, au point I., cela fait partie d’une conception du monde ; la conception du monde communiste. Elle peut se définir, de manière générale, comme une science. Elle est, plus précisément, la science des lois du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée. Étant une science, elle est en constant développement, perfectionnement. Elle s’enrichit des nouvelles expériences et connaissances et n’est pas un dogme, quelque chose de figé. Certaines de ses thèses et de ses conclusions sont donc amenées à changer avec le temps et à être remplacées par des conclusions et thèses nouvelles, conformes aux conditions historiques nouvelles. Il ne s’agit pas d’apprendre des formules par cœur mais de savoir développer la conception du monde communiste et la faire progresser. Il faut insister sur le fait que la seule et unique manière pour que cette conception reste scientifique et vivante, c’est d’unir la théorie et la pratique.

Puisque c’est aux recherches menées par Marx (et Engels) que l’on doit la conception communiste, scientifique, du monde, aujourd’hui, être communiste implique, par hypothèse, d’être marxiste.

Après Marx, Lénine a appliqué la conception du monde communiste à une époque nouvelle du capitalisme, dans laquelle nous nous trouvons toujours. Lénine a développé la science communiste sur la base des nouvelles conditions historiques. Il a remplacé des thèses et conclusions dépassées par de nouvelles thèses et conclusions. En résumé, il a développé tous les aspects du marxisme (économiques, philosophiques et politiques) en l’appliquant aux conditions nouvelles. Ainsi, à l’époque actuelle, au stade actuel du capitalisme, être communiste implique d’être non seulement marxiste, mais en outre léniniste.  

III. Que fait Rupture & Renouveau ?

Éveiller, conscientiser… ce qui comprend un vaste travail d’agitation, de propagande, de formation, d’analyse…

Organiser… les ouvriers et les travailleurs en mouvement et le travail de militants révolutionnaires. 

… Tout cela dans la perspective de la lutte révolutionnaire pour la suppression du capitalisme et l’instauration d’une société nouvelle se développant harmonieusement.

Faut-il agir pour des réformes dans le cadre du capitalisme pour améliorer la situation des travailleurs ? Oui, mais pas n’importe comment. Les maîtres-mots doivent être : lutte de classe. Les réformes favorables aux travailleurs doivent être vues comme des produits accessoires, secondaires, de cette lutte, comme des tentatives des capitalistes et leurs laquais politiques de calmer, d’affaiblir la lutte. Leur importance dépend de l’intensité de la lutte. Ainsi, il ne s’agit pas de se battre pour des réformes à coups de pétitions et de beaux discours ; seule la lutte de classe révolutionnaire peut aboutir à des réformes substantielles. Et il faut bien garder à l’esprit que si les réformes peuvent amener des améliorations partielles, elles ne mèneront jamais ( !) à un changement de système ; on ne peut s’en satisfaire. En conclusion, il faut encourager les luttes pour des réformes si ces luttes peuvent contribuer à mener et faire avancer les masses ouvrières et laborieuses sur le chemin révolutionnaire de la lutte des classes dont le but est la suppression du capitalisme.

IV. Pourquoi Rupture & Renouveau ?

Car c’est un groupe de renouveau révolutionnaire, fondé par des jeunes éveillés, conséquents et à la détermination de fer, qui se distingue des partis et groupes politiques « radicaux » ou de « gauche radicale » en ce qu’il s’attaque aux problèmes à leur racine, en ce qu’il n’est pas réformiste mais réellement (et pas qu’en paroles) révolutionnaire.  

Rupture & Renouveau est un groupe décidé à ne faire aucune concession au capitalisme et à mener un travail de fond intense parmi les ouvriers et les travailleurs dans une perspective révolutionnaire.

Participer à nos événements

Rupture & Renouveau organise, entre autres choses, des actions, conférences, séances de formation théorique (à l’économie, la philosophie, la politique…) ouvertes au public. N’hésitez pas à y participer!

Rejoindre Rupture & Renouveau

Notre projet vous parle? N’hésitez pas à nous contacter lors d’un de nos événements, via notre adresse mail (contact@ruptureetrenouveau.be) ou via Facebook

Pour devenir membre de notre groupe, il faut être en accord avec nos statuts (ceux-ci sont envoyés à toute personne manifestant sa volonté de nous rejoindre) et être admis sur la base d’une décision interne. 

Nous sommes déjà impatients de vous rencontrer!