L’obsolescence programmée : un fléau


1. L'obsolescence programmée. Si vous voulez un non-sens, tant écologique que social, le sujet est brûlant d’intérêt. Qu’est-ce donc que cela ? C’est la réduction de la durée de vie de produits mise en œuvre délibérément et de manière programmée par les capitalistes au moyen de différentes techniques de production. Il en résulte un énorme gaspillage (non seulement des produits concernés, mais, en outre, des moyens matériels et humains les ayant fabriqués), des coûts supplémentaires importants (lire : vols) pour la population…


2. Ce principe est né en 1932, dans un livre d’une vingtaine de pages intitulé « L’obsolescence planifiée. Pour en finir avec la grande dépression » et écrit par un certain Bernard London. Celui-ci était un agent immobilier new-yorkais. Il songea à l’obsolescence programmée pour faire sortir son pays de la crise économique dans laquelle il était empêtré depuis 1929. Dans le contexte actuel, cette idée peut paraître folle… et pourtant ! elle est mise en œuvre depuis lors et est aujourd'hui très importante.


3. Prenons un exemple concret. Selon une étude datant de 2019 de « HOP » (Halte à l'Obsolescence Programmée, France) concernant les lave-linge, 84% des remplacements de lave-linge sont dûs à un « dysfonctionnement » ou à une « panne » (https://www.halteobsolescence.org/wp-content/uploads/2019/09/Rapport-lave-linge-final.pdf). La moyenne de la durée de vie des lave-linge est passée de 10 (en 2010) à 7 ans (en 2018). Chaque année, le parc des lave-linge en France est responsable de la production de 250 millions de kg de déchets… Vous imaginez ? Et cela ne concerne que les lave-linge français… Les téléphones, voitures, etc., on n’en parle même pas !


4. Il est aisé de s’apercevoir que ce stratagème qu’est l’obsolescence programmée s’inscrit entièrement dans la logique du capitalisme ne profitant qu’aux capitalistes au détriment de tout le reste (peuple, environnement…).


5. Au niveau juridique, force est de constater que ça n’avance pas… et si un jour il y a du mouvement, il ne sera jamais davantage que très modéré.


6. Cette problématique met crûment en lumière la putréfaction du système actuel et rappelle ô combien il faut rompre avec celui-ci et le dépasser. Dans un système où les leviers économiques seraient entre les mains de la société tout entière et non entre les mains des capitalistes, l’obsolescence programmée n’aurait plus la moindre raison d’être. Mais pour rompre et dépasser le système actuel, il va falloir lutter de manière organisée, consciente et résolue !