L’accord de gouvernement flamand: durcissement aux niveaux migratoire, identitaire et social.


Plus de quatre mois après les élections, la Flandre a enfin un accord de gouvernement. Ongelofelijk! Sous l'égide de ce cher Jan Jambon, la Flandre aura droit à une reconduction de la coalition sortante, dite "des perdants" (N-VA, Open VLD et CD&V).

Pour rappel, le parti numéro 2 en Flandre, c'est le Vlaams Belang.

La [nouvelle] coalition "des perdants" a bien en tête cela et court après le Vlaams Belang comme un petit chien après des miettes. Le menu de l'accord de gouvernement est plus qu'éloquent.

Aux niveaux migratoire et identitaire, les nouveaux arrivants devront payer 180 euros pour des cours d'intégration et 180 euros de plus pour l'examen organisé en fin de parcours. Ceux qui ne présenteront pas le test devront payer une amende. Les demandeurs de protection internationale (c’est-à-dire des personnes qui, potentiellement, craignent "avec raison" des actes de persécution en raison de leur race [terme de la Convention de Genève], religion, nationalité, appartenance à un groupe social, opinions politiques!!) ne recevront pas d'allocations familiales tant que leur procédure d'admission sera en cours. Pour l'accès au logement social, la priorité sera donnée aux personnes qui habitent depuis 10 ans dans la commune.

En matière de discrimination, la Flandre va cesser de financer Unia, le centre pour l'égalité des chances.

En matière de chômage, les règles seront durcies. Après trois mois de chômage, il sera obligatoire (!!!) de suivre un parcours de recherche d'emploi auprès du VDAB. Par ailleurs, il est possible que le chômeur flamand, au-delà de deux ans, se retrouve contraint d'effectuer un service communautaire (travail gratuit et obligatoire...), service communautaire, pour rappel, interdit par diverses conventions internationales).

Écrit par Damien Gerida